![]() Observatoire des Media palestinenCollection
des Bulletins de PMW - 2004
Le refrain lancinant de la chanson : « Au nom du terrorisme, des innocents meurent. C'est
un jeu d'horreur, Je ne sais pourquoi. » Le message de haine de cette vidéo est un thème récurrent défendu
par l'AP et les dirigeants arabes : Israël et/ ou les Juifs sont
derrière tous les conflits et toutes les souffrances de la
terre soit directement, soit indirectement en forçant la main
des puissances mondiales. Il est intéressant de constater que
selon cette ligne de propagande, les assassins et les victimes sont
interchangés. Bien qu'Israël ait été le
pays le plus frappé par la terreur ces dernières années,
celui-ci est pourtant décrit dans ce clip comme étant
l'instigateur de la violence. Et alors que les auteurs du terrorisme
international sont principalement arabes et musulmans, il n'y a pas
une seule scène qui montre cette violence arabe que ce soient
les attentats du World Trade Center ou les victimes du terrorisme
arabe. « Le Jeu » / Aida Chanteuse :
Muhammad Albaz, présentateur
vedette de la TV de l'AP : [TV de l'AP, 25 août 2004]
"Le dirigeant Samir Quntar, nous souhaitons pour lui qu'il soit bientôt relâché."
[TV de l'AP, 18 août 2004]
"Il a été condamné à 542 ans de prison pour avoir commis l'action courageuse de Nahariya en Palestine." [TV de l'AP, 18 août 2004]
Quntar a de nouveau été
distingué par le Ministre des Prisonniers et des [prisonniers]
Libérés, Hisham Abdul Razeq, lorsque la grève
de la faim s'est terminée : [TV de l'AP, 2 septembre 2004]
[TV de l'AP, 18 août 2004] Cette présentation de Quntar comme étant un héros renforce le message adressé à la population de l'AP qui consiste à dire que le meurtre de civils israéliens n'est pas simplement acceptable mais qu'il est même admirable et héroïque. |
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| photo authentique de la Shoa | Image mise en scène sur PATV, télévision officielle palestinienne |
Introduction
:
Dans une réécriture de l'histoire les
médias de l'Autorité Palestinienne comparent souvent
la situation des Palestiniens aux souffrances des Juifs pendant
la Shoa. Le dernier film de propagande de l'Autorité Palestinienne
sur les "réfugiés" utilise des images connues
de l'histoire de la Shoa, celles de Juifs morts agrippés
à des fils de fer barbelés et les mettent en scène
avec des images fausses de Palestiniens qui s'accrochent également
à des fils de fer barbelés [voir les images ci-dessus].
Ces images choquantes viennent s'ajouter à de nombreux messages d'endoctrinement politique, qui s'adressent plus particulièrement aux jeunes gens. Il y a tout d'abord le fait de nier le droit à l'existence d'Israël. Au coeur de ce programme on affirme que c'est la totalité d'Israël qui est en fait la "Palestine occupée,"volée aux réfugiés," et que les "réfugiés" n'ont jamais oublié et "rentreront chez eux." Un jeune enfant parle de son "retour," ajoutant qu'il appartient à la quatrième génération, qu'il n'a pas oublié ses racines dans cette terre et qu'il rentrera chez lui par son "sang." Le thème récurrent est : "Nous rentrerons chez nous à coup sûr."
Ce programme a été diffusé quatre fois récemment. [quatre fois entre mai et août 2004 sur PATV, télévision officielle palestinienne]
Histoire de l'utilisation de la question des "réfugiés" comme outil politique
Pendant la Guerre d'Indépendance d'Israël, des centaines de milliers d'Arabes sont partis pour des pays arabes voisins. La plupart sont partis après y avoir été incités par des dirigeants arabes qui pensaient que cela les aiderait dans la guerre menée contre Israël.
[Cliquer ici pour voir la documentation sur ce point dans les archives vidéo de PMW.]
La plupart
de ces Arabes ont été envoyés dans des camps
de réfugiés des Nations unies. Et jusqu'à aujourd'hui
les pays arabes qui les ont accueillis ont utilisé diverses
lois pour empêcher ceux qui avaient été des
réfugiés à l'origine ainsi que leurs descendants
de devenir citoyens de leur pays. Parmi ces lois, l'interdiction
pour ces réfugiés et leurs descendants de devenir
propriétaires de terres ou d'entreprises. Ces lois, et la
volonté d'utiliser "la souffrance des réfugiés"
comme outil politique contre Israël, ont causé en fait
la perpétuation de la souffrance des habitants de ces camps
et de leurs descendants.
La propagande de l'Autorité Palestinienne - AP - accuse Israël
d'avoir expulsé tous les "réfugiés"
et d'être responsable de la perpétuation de leurs souffrances.
Et, au lieu de demander que des solutions soient trouvées
pour remédier aux problèmes qui existent dans les
pays dans lesquels ces gens sont nés pour la plupart et résident,
l'AP exige que ce soit Israël qui absorbe ceux qui ont été
des réfugiés au départ et leurs descendants
qui se comptent par millions.
Extraits du nouveau film diffusé sur PATV:
Cliquer ici pour voir 2 minutes de ce programme.
Vous trouverez ci-dessous des extraits du texte de ce programme :
"Sur cette planète il y a un pays qui s'appelle la Palestine [l'image sur l'écran est une carte d'Israël]. De cette terre une nation a été déracinée, nation du nom de Palestine, qui a donné à la terre sa couleur verte et a construit des maisons avec son argile et a créé la patrie et la mémoire. Mais la force de l'oppression [images des dirigeants israéliens Moshe Dayan et Ariel Sharon] divise toujours le monde selon ses caprices et l'embrase lorsqu'elle le choisit. C'est ainsi que la promesse maudite, la promesse de Balfour, a promis une patrie et une nation à d'autres sans patrie. L'occupation et l'expulsion sont advenues, avec un sort inconnu jusqu'à des temps inconnus. Telle est l'histoire des réfugiés....."
Le
poète, Iz A-Din Manasra :
"L'Etat d'Israël a été fondé sur
massacres et expulsions; autrement dit, le transfert. Depuis l'année
48 et plus tard en 67 et maintenant ils tissent leurs plans pour
un transfert. La mentalité israélienne se fonde sur
le principe du massacre et de l'expulsion."
Abla Abu-Abla, Directeur d'études sur les réfugiés,
Jordanie :
"De nombreuses familles palestiniennes gardent encore la clef
de leur maison. C'est la clef de notre maison à Jaffa, c'est
la clef de notre maison à Haïfa, c'est la clef de notre
maison à St Jean d'Acre. Demandez à n'importe quel
jeune garçon de quelle ville il vient. Il vous répondra
: St Jean d'Acre, Haïfa, autrement dit, il n'appartient que
temporairement à l'endroit où il vit, l'endroit où
il est réfugié, mais dans sa conviction intime, dans
ses sources et ses racines il appartient à l'endroit d'où
il a été expulsé."
Titre
:
"Nous rentrerons et c'est là un fait indéniable."
Ahmad
Yussuf:
"Le droit au retour est un droit qui n'est pas négociable
et est un droit à la fois collectif et individuel. Personne
n'a le droit d'y renoncer, qu'il soit dirigeant politique ou simple
membre de notre nation palestinienne."
Chanteur
:
"Si vous nous expulsez, ou si vous nous emprisonnez avec des
frontières, un jour nous rentrerons à coup sûr.
[Image de la résolution 194 des Nations unies, le 'droit
au retour' est tué par un soldat.] Un jour nous rentrerons
à coup sûr. Si vous nous emprisonnez avec des frontières,
un jour nous rentrerons à coup sûr. Nous n'oublierons
jamais. Un jour nous rentrerons à coup sûr. Un jour
nous rentrerons à coup sûr. Les jeunes ne connaissent
pas Haïfa, Jaffa, St Jean d'Acre, la Galilée, le Triangle
de la [Galilée], et le Néguev. Ils croient que les
Palestiniens sont nés avec le droit au retour sucé
avec le lait de leur mère."
Jeune
garçon :
"Une fois j'ai lu un livre écrit par un Israélien.
Il y a écrit :'La première génération
[de réfugiés] est en train de mourir, la seconde est
en train de mourir, la troisième s'affaiblit, la quatrième
oublie.' Je veux lui dire que je suis de la quatrième génération
et que je n'ai pas oublié. Je rêve d'atteindre Dier
Yassin [Jérusalem Ouest]. Bien que ce soit un rêve,
je peux le réaliser avec mon sang, pour rentrer à
Dier Yassin. Un jour nous rentrerons à coup sûr."
Introduction :
La politique de l'Autorité Palestinienne (AP) consiste à
essayer de se présenter comme étant la victime - et
ceci même lorsque ce sont des Israéliens qui sont tués
et que l'AP en porte l'entière responsabilité. Ce schéma
s'est de nouveau répété lors de l'attentat du
11 juillet à Tel Aviv au cours duquel une soldate israélienne
de 19 ans a été tuée et 34 personnes blessées.
Les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, la branche armée du Fatah
de Yasser Arafat, a revendiqué cet attentat. Les liens entre
l'AP et ce groupe terroriste sont ouvertement reconnus. Ahmed Quoreï,
le Premier ministre de l'AP a récemment insisté sur
le fait que "les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, la branche militaire
du mouvement Fatah, ne seront pas démantelées et le
Fatah n'abandonnera jamais sa branche militaire." [Site Internet
officiel de l'AP, 21 juin 2004]
Deux déclarations de l'Autorité Palestinienne faites
à la suite de cette attaque sont à souligner:
1. Lorsque Arafat et le Premier ministre Quoreï ont condamné l'attentat, une routine attendue par les médias du monde entier et par la communauté internationale, ils l'ont expliqué, non pas en termes de pertes humaines pour Israël, mais en termes de pertes politiques pour les Palestiniens :
"Le Président Arafat et le Premier ministre Quoreï ont réitéré leur complète opposition aux actions visant les civils de chaque côté. Les attaques qui visent les civils vont à l'encontre des intérêts les plus élevés de notre nation, elles portent atteinte à la légalité et à la légitimité du combat contre l'occupation ainsi qu'à son image..." [Al-Hayat Al-Jadida, 12 juillet 2004]
2. De plus, Arafat a soutenu que puisque c'est Israël qui bénéficie politiquement de l'attentat, il est donc vraisemblable que c'est Israël qui en est l'instigateur :
"Vous savez que nous sommes contre les attaques de ce type. Nous ne devons pas oublier qui se tient derrière elles, comme ce fut le cas à Beit Lid [attaque en 1995 qui a coûté la vie à 21 personnes et pour laquelle Arafat a continuellement accusé Israël]. Qui est derière Beit Lid, qui a assassiné [le ministre israélien] Zeevi, qui est derière Zeevi... [Israël]... tente de camoufler ce qui s'est passé à la Haye." [Télévision de l'AP, 12 juillet 2004]
Ainsi, d'après l'AP, et bien que ce soit la branche terroriste de celle-ci qui est responsable de l'attentat et que c'est un Israélien qui ait été tué, c'est elle qui est la victime politique de la machination israélienne.
Introduction :
Une décision saisissante, prise par l'Autorité Palestinienne
(AP), va priver les occupants palestiniens des camps de réfugiés
de leur droit démocratique de base, celui de voter lors des
prochaines élections locales. Cette décision est un
pas de plus dans la longue histoire des dirigeants arabes qui utilisent
les résidents des camps comme des pions politiques.
Depuis la création d'Israël, le monde arabe a activement empêché toute solution humanitaire pour les réfugiés arabes qui ont quitté Israël lors de la Guerre d'Indépendance. Le Liban continue, par exemple, d'interdire aux résidents des camps de posséder des maisons ou des commerces en dehors de ces camps, les condamnant ainsi à une souffrance économique et sociale continuelle.
Selon les dirigeants de l'AP, le refus d'accorder ce droit de vote a été décidé de manière à souligner le "statut unique" des camps de réfugiés.
Le quotidien de l'AP a publié une déclaration du Comité Suprême National pour la Protection du Droit au Retour qui réaffirme la politique de l'AP qui consiste à empêcher l'intégration des camps de réfugiés dans le tissu de l'habitat urbain, en le qualifiant de "danger".
“Le Comité Suprême National pour la Protection du Droit au Retour a annoncé hier qu'il s'oppose à la participation des camps de réfugiés aux élections locales qui doivent se dérouler dans les territoires palestiniens. Le Comité a justifié son objection en déclarant vouloir protéger le statut unique des camps de réfugiés à Gaza et en Cisjordanie, les considérant comme étant le témoignage du crime que l'État occupant commet contre notre nation depuis 56 ans. Le comité a mis en garde contre les dangers de l'intégration des camps de réfugiés dans le tissu de l'habitat urbain..."
[Al-Hayat Al-Jadida, 29 juin 2004]
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6 juin 2004
L'Autorité Palestinienne continue à promouvoir l'utilisation
d'enfants soldats et à présenter leur mort comme étant
utile et héroïque.
Durant une longue interview diffusée le 6 juin, PA TV - la télévision officielle palestinienne - a montré les photos de deux combattants de 15 ans tenant un fusil d'assaut et un pistolet. [Voir ci-dessus] Ces enfants ont été tués alors qu'ils attaquaient une ville en Israël en 2003 et ils ont été honorés par la société de l'AP pour leur action en tant que Shahids (martyrs) héroïques.
Le texte sur la photo des enfants morts indique : "Le Comité de la Résistance Populaire annonce avec fierté que trois Shahids du Grand Islam sont tombés."
Cette image, montrée durant toute l'interview avec les parents des enfants morts, envoie un message fort aux spectateurs - et particulièrement aux enfants -, message qui est que les combattants morts sont un modèle à suivre pour les enfants.
Le présentateur a fait l'éloge de Mohammed, âgé de 15 ans, qui a "toujours aspiré au Shahada (martyre pour Allah) en dépit de son jeune âge..." Il a déclaré que les deux combattants morts sont "devenus exceptionnels pour tous les Palestiniens, exceptionnels dans leurs médailles d'honneur - Shahada."
La mère de Tareq, qui était âgé de 15 ans, a dit : "Il y avait de la tristesse et de la joie chez lui, c'est-à-dire qu'il a toujours aimé le Shahada. Tous les enfants de son âge l'aiment... C'était mon premier fils, il s'occupait toujours de moi... J'aurais préféré que ce soit l'un de ses autres frères qui parvienne au Shahada plutôt que lui, parcequ'il était la joie de ma vie."
Il est frappant de voir que la mère qui pleurait de manière évidente la mort de son fils, ne parvenait pas à briser le tabou de l'AP en exprimant des regrets quant à la perte de son fils comme Shahid. Elle a, à la place, exprimé la préférence "que l'un de ses autres frères" soit mort en tant que Shahid. Cela est acceptable par la société de l'AP car elle n'a pas rejeté ce qui est attendu d'elle comme mère palestinienne - offrir son fils à Allah comme Shahid. [PA TV, 6 juin 2004]
Introduction
L'éditorial suivant, publié dans le Jerusalem Post du
2 juin, démontre que l'Autorité Palestinienne (AP) encourage
systématiquement ses civils à se mettre en première
ligne dans les zones militaires dans le but de poursuivre ses propres
desseins politiques.
Éditorial du Jerusalem Post du 2 juin 2004 :
La
fabrication de victimes civiles
Itamar Marcus & Barbara Crook
L'appel à
la participation de "tous les citoyens - femmes, enfants et vieillards"
aurait pu être une invitation à une réunion festive.
Mais le lieu du rendez-vous était tout sauf hospitalier. La réunion
en question était dangereuse et les conséquences mortelles.
Deux jours avant que quatre civils palestiniens soient tués et
d'autres blessés lors des récents combats à Rafah,
l'Autorité Palestinienne avait appelé les femmes, enfants
et les vieillards à faire face aux bulldozers de Tsahal qui étaient
à la recherche des tunnels de contrebande d'armes entre Gaza
et l'Égypte.
Cette zone
était infestée de terroristes et d'importants combats
s'y sont déroulés entre Tsahal et des Palestiniens armés.
Au lieu d'ordonner aux civils de rester en sécurité à
l'écart, l'AP les a envoyé intentionnellement en première
ligne dans une zone où la guerre faisait rage.
Selon les termes du quotidien officiel de l'AP, cet appel devait aboutir
à la création "d'une barrière infranchissable
pour les bulldozers de l'occupation" et devait "empêcher
leur progression vers les quartiers de Rafah." Selon le journal
Al Ayyam du 17 mai, le directeur d'une école à Rafah "a
appelé tous les citoyens, femmes, enfants et vieillards à
y participer."
L'appel a été entendu. Des milliers de civils se sont dirigés vers le coeur de la zone des combats. Cela n'est malheureusement pas la première fois que l'AP précipite des civils au milieu du champ de bataille. Cela fait partie d'un schéma constant et inquiétant. Depuis le début des violences en octobre 2000, l'AP a poussé les civils, et plus particulièrement les enfants, à abandonner la sécurité de leurs foyers pour prendre part aux combats.
Les enfants ont été entraînés dans les combats au moyen de vidéos musicales manipulatrices diffusées durant des heures tous les jours à la télévision officielle de l'AP et qui dépeignent les jeunes combattants comme des héros.
Une de ces vidéos, diffusée continuellement par l'AP, montre des jeunes garçons et des jeunes filles en uniforme de l'armée prenant part à une danse de guerre sauvage ainsi que des scènes dans lesquelles des enfants participent aux violences sur le champ de bataille. La chanson qui accompagne les images est un appel musical aux armes pour les enfants :
"Oh, les jeunes : Secouez la terre, levez les pierres.
"Vous ne serez pas sauvés, O Sionistes, du volcan des pierres de mon pays.
"Vous
êtes la cible de mes yeux, je tomberai même volontiers comme
shahid [martyr pour Allah].
"Allah Akbar! Oh, les jeunes!"
La télévision
palestinienne guide les enfants vers la ligne de front et les incite
à "tomber volontiers" comme martyrs. Dans cette glorification
de la guerre pour les enfants, même un bambin qui peut à
peine se tenir debout est filmé en train de casser des pierres
pour les enfants plus âgés.
Une autre vidéo, diffusée continuellement de 2000 à
2002, ordonne aux très jeunes enfants d'attaquer les soldats
avec des pierres et leur parle de leur force et de leur invincibilité
supposées.
"N'aie pas peur," un enfant de 10 ans chante-t-il à un autre enfant de cinq ans. "La pierre dans leurs mains se transforme en fusil."
Tous les adultes savent que les pierres ne peuvent pas rivaliser avec les fusils. Mais la direction palestinienne hypnotise ses enfants par le biais de musiques et de danses, tout en leur inculquant la notion fantaisiste que "la pierre dans leurs mains se transforme en fusil", et qu'ils devraient donc être dehors en train de combattre les fusils de Tsahal avec leurs pierres.
Comme ils l'ont fait à de nombreuses reprises par le passé, les Nations unies et les médias internationaux se sont précipités pour condamner Israël pour la mort de civils durant l'Opération Arc-en-ciel. Mais très peu d'observateurs sont allés au-delà de ces morts regrettables pour poser les questions cruciales : Pourquoi l'AP envoie-t-elle des civils, particulièrement des enfants, en première ligne et pourquoi les encourage-t-elle à rechercher la mort?
Quel genre de dirigeants politiques envoient leurs enfants de cinq ans, leurs "femmes, enfants et vieillards," en première ligne dans une zone de guerre?
Il y a quelques années, Yasser Arafat a apporté une réponse à la Télévision Palestinienne. Lorsqu'on lui a été demandé quel message il voulait faire passer aux enfants palestiniens, Arafat a répondu : "Cet enfant, qui empoigne une pierre, faisant face à un tank, n'est-ce pas le plus grand des messages adressé au monde quand ce héros devient un shahid? Nous sommes fiers d'eux" (PA TV, 15 janvier 2002).
Lorsque
le président de l'AP explique que les enfants morts représentent
le plus grand des messages adressé au monde, cela explique et
met en perspective la politique de l'AP.
Les dirigeants palestiniens savent que les images de corps de civils
ont un effet très fort et qu'elles accroissent les sentiments
anti-israéliens. Les enfants palestiniens morts font passer les
Palestiniens pour des victimes et camouflent ainsi la guerre terroriste
menée par l'AP contre les civils israéliens.
Les photos des enfants palestiniens morts sont utilisées de manière à contre-balancer les photos des civils israéliens tués dans des pizzerias ou des bus, assassinés par des terroristes palestiniens.
Autrement dit, les enfants palestiniens morts créent l'illusion d'une symétrie morale. Le plus triste dans ce système déformé des valeurs est de voir combien il est couronné de succès. Les civils palestiniens continuent à affluer vers les lignes de front. Et, tragiquement, les médias sont tombés dans le piège d'Arafat, permettant ainsi à l'AP de continuer sa guerre de terreur pendant que le monde se lamente sur le "cycle de violence."
La campagne de propagande d'Arafat, bâtie sur les corps de ces pions civils, continue à duper même les mieux intentionnés des observateurs qui se concentrent uniquement sur ceux qui touchent par inadvertance la mauvaise cible et non sur ceux qui ont délibérément placé cette cible en première ligne.
Itamar Marcus
est le fondateur et le directeur de Palestinian Media Watch. Barbara
Crook est la représentante de PMW en Amérique du Nord.
Un
Imam de l'AP prie pour qu'Arafat
meurt en Shahid -martyr-
Par Itamar Marcus, 7 mai 2004
Introduction:
Depuis que le Premier ministre israélien Ariel Sharon a déclaré
que Yasser Arafat n'est pas, en tant que dirigeant terroriste, immunisé
contre les mesures de rétorsion israéliennes, la Télévision
de l'Autorité Palestinienne a sans cesse affirmé qu'Arafat
veut, en fait, être tué par Israël, ce qui lui garantirait
d'accéder au rang de Shahid (martyr). Lors du sermon de la semaine
dernière, l'Imam a réaffirmé la croyance islamique
palestinienne selon laquelle la mort comme Shahid est préférable
à la vie et il est allé jusqu'à prier pour qu'Arafat
meurt en Shahid.
Pour visionner le sermon, merci de cliquer ici ADSL 56K
Voici un extrait du sermon :
"Au regard des menaces proférées par ce meurtrier de masse nazi [Ariel Sharon] contre le président Arafat, nous lui disons ici : Nous ne sommes pas comme vous car nous ne désirons pas la vie. Si vous menacez de tuer le président Arafat, nous prierons Allah : "Accorde au président Shahada (le Martyre) pour toi." Oui, nous ne prions pas - comme le font d'autres prêcheurs- pour la longévité des chefs; ici en Palestine nous prions : "Seigneur, accorde au président Shahada pour toi"." [Sermon de Ibrahim Madiras à la TV de l'AP, 30 avril 2004]
Clip
vidéo égyptien :
incitation à la haine des Etats - Unis et d'Israël
Par Itamar Marcus, 6 mai 2004
Introduction:
Un clip de musique égyptien, intitulé "Hey Arab
Leaders" [Eh, les Dirigeants arabes], qui encourage la haine
à l'encontre des Etats-Unis et d'Israël, a un très
grand succès en Egypte et dans le monde arabe. Parmi d'autres
messages de haine, on entend dans ce clip que c'est Israël qui
a détruit le World Trade Center à New York et que les
Etats-Unis et Israël cherchent à diviser le monde arabe.
Pour
visionner le clip vidéo égyptien sous-titré,
cliquer ici : ADSL
56K
L'utilisation de musique et de chansons pour propager la haine chez
les enfants est très fréquente à la Télévision
de l'Autorité Palestinienne (pour
visionner des exemples sur le site de PMW, cliquer ici).
C'est une manière d'influencer les enfants grâce à
un média populaire et efficace.
Les extraits suivants viennent du nouveau clip égyptien produit il y a un mois :
"...Les deux côtés d'une même pièce, l'Amérique et Israël.
Ils ont fait du monde une jungle et ont mis le feu aux poudres.
L'Amérique a étendu ses ailes et se moque de tout.
Personne ne peut l'arrêter, personne ne peut l'attraper.
Bientôt il (Bush) dira Iran, puis il dira Syrie,
Mais il est silencieux à propos de la Corée [du Nord].
Quant à ces tours [jumelles], oh peuple,
C'est certain! Ses amis [Israël] sont ceux qui les ont détruites.
Quel terrorisme!! [L'image montre Sharon en train de pousser un bouton]
Combien d'années reste-t-il.
Pour que l'Amérique et Israël se conduisent comme des brutes..."
Le chanteur, Shaaban Abdul Rahim, a accordé une interview au quotidien officiel de l'AP, Al Hayat Al Jadida, la semaine dernière. Il y explique que les sentiments de haine qu'il éprouve à l'égard d'Israël et des Etats-Unis sont représentatifs des sentiments existants dans le monde arabe en général.
L'extrait
suivant provient de l'interview publiée dans le quotidien de
l'AP :
Il [Shaaban] parle de ce qui se passe dans le coeur de toutes les
nations arabes et affirme que sa chanson "Hey Arab Leaders"
montre le mépris qu'a le président américain
Bush pour toutes les décisions des Nations Unies... La dernière
chanson de Shaaban "I hate Israel" [Je déteste Israël]
a eu un grand succès et la chanson "Hey Arab Leaders"
a également eu un impact important sur tout le monde... Nous
avons demandé à Shaaban quelle est l'idée que
sous-entend cette chanson et il a répondu : "Je pense
que la nation arabe a besoin d'une nouvelle chanson avec des mots
qui sont une formulation claire de refus et de résistance...
J'ai fait ce clip parce que je ressens ces mots et je n'ai pas peur
d'Israël ou de l'Amérique ou de leurs menaces et je ne
suis pas mieux que ceux qui meurent chaque jour en Palestine ou en
Irak."
Q : Nous avons appris que vous avez refusé de participer à
des soirées aux Etats-Unis. Est-ce vrai?
Shaaban : On m'a demandé de participer à de nombreuses
fêtes en Amérique pour les communautés arabes,
et bien que cela rapporterait beaucoup d'argent, je n'irai pas en
Amérique et je boycotte même les cigarettes américaines...
J'ai écrit la chanson "I hate Israel" en 2000...
nous n'avions pas envisagé le grand succès qu'elle a
eu... A propos de la chanson "Hey Arabs Leaders", elle doit
exprimer des choses qui sont en train de se passer... dans le clip
nous avons dessiné de longues mains pour Sharon qui tient un
gâteau sur lequel est écrit "Le Monde Arabe"
et Sharon et Bush se partagent le gâteau entre eux." [Al-Ayat
Al-Jadida, 4 mai 2004]
Pièce
de l'AP mettant en Scène des Enfants
Palestiniens : Les Juifs ont Brûlé des Palestiniens dans
des Fours Crématoires
Par Itamar Marcus, 25 avril 2004
Introduction:
Une pièce mettant en scène des enfants et diffusée
récemment par la télévision officielle de l'Autorité
Palestinienne, contient notamment une terrible scène dans laquelle
ont voit des enfants tenir le rôle d'enfants palestiniens morts
[ci-dessous]. La scène est accompagnée d'un narratif
qui prétend que les Israéliens ont brûlé
des Palestiniens dans des fours crématoires.
Aujourd'hui,
à l'occasion de la Journée du Souvenir de la Shoah,
PMW distribue cette vidéo pour rappeler que d'odieux mensonges
diffamatoires perdurent jusqu'à ce jour dans l'éducation
dispensée par l'AP à ses enfants.

Narratif dans la pièce de l'AP mettant en scène des enfants :
"Ce sont eux [les Israéliens] qui ont perpétré la Shoah, leurs couteaux ont pénétré dans notre chair, dans sa longueur et sa largeur...
Ils ont ouvert les fours crématoires pour nous, pour y faire cuire des êtres humains.
Ils ont détruit les villages et brûlé les villes.
Et lorsqu'un four cesse de brûler, ils en allument cent [autres].
Leurs mains sont couvertes du sang de nos enfants."
[PA TV, télévision officielle palestinienne, 25 mars 2004]
La
Banque Mondiale Finance Indirectement les
Attentats Suicide
Par Itamar Marcus, 2 avril 2004
Introduction:
Des réunions relatives à des investissements importants
dans les universités de l'Autorité Palestinienne ont
eu lieu fin mars entre des représentants de la Banque Mondiale
et le ministère palestinien de l'Éducation. Ces investissements
de la Banque Mondiale comprennent notamment le "développement
des infrastructures des institutions palestiniennes pour l'éducation
supérieure..." [Al-Hayat Al-Jadida, 25 mars 2004]
En agissant de la sorte, la Banque Mondiale ignore le fait -ou n'en
est peut-être pas consciente- qu'il existe dans toutes les universités
de l'AP qu'elle va ainsi soutenir, des branches du Hamas (appelée
Al-Kutlah Al-Islamiyah) et du Jihad Islamique (appelée Al-Jama'ah
Al-Islamiyah).
Ces deux organisations figurent sur les listes des organisations terroristes
interdites aux États-Unis et dans l'UE. La Banque Mondiale
va donc construire les infrastructures des universités qui
seront utilisées par les étudiants membres de ces organisations
terroristes pour mettre en place la logistique des attentats suicide
de ces prochaines années.
Les étudiants membres du Hamas et du Jihad Islamique dans les
universités de l'AP ont historiquement formé un vivier
pour les terroristes, les structures des campus étant utilisées
pour promouvoir le meurtre, la terreur, le recrutement de terroristes
et pour planifier les activités terroristes.
Par exemple, c'est Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas) qui a organisé
à l'université Al-Najah une célébration
morbide de l'attentat de 2001 dans la pizzeria Sbarro de Jérusalem.
Les étudiants ont reconstitué la salle de restaurant
en décorant les murs et les tables avec de faux morceaux de
pizza et de faux membres humains déchiquetés.
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On
dénombre notamment, parmi les terroristes provenant directement
des universités de l'AP :
Mahmud Shuraytakh : Président de Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas) et du Conseil des Étudiants de l'université de Bir Zeit. Il a planifié une attaque suicide dans un bus de Tel-Aviv le 19 septembre 2002 au cours de laquelle 6 Israéliens ont été tués et 71 autres blessés.
Ihab Abdul-Qadir Mahmud Abu Salim : Étudiant en langue arabe et membre de Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas) à l'université de Bir Zeit. Il a perpétré une attaque suicide à Zerifin le 9 septembre 2003 au cours de laquelle huit Israéliens ont été assassinés et 20 autres blessés.
Daya Muhammad Hussein Al-Tawil : Étudiant en ingénieurie à l'université de Bir Zeit et membre d'Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas). Il a perpétré une attaque suicide sur la Colline française à Jérusalem le 27 mars 2001 au cours de laquelle 29 Israéliens ont été blessés.
Ramiz Ubaid : Étudiant et membre d'Al-Jama'ah Al-Islamiyah (Jihad islamique) à l'université de Bir Zeit. Il a perpétré une attaque suicide à côté du centre commercial Dizengoff à Tel Aviv le 3 mars 1996 dans laquelle 13 Israéliens ont été assassinés et 118 autres blessés.
Hamid Abu Hajlah : Étudiant en ingénieurie et membre d'Al-Kutlah Al-Islamiyah ( Hamas) à l'université d'Al-Najah. Il a commis un attentat suicide à Netanya le 1er janvier 2001 dans lequel trois Israéliens ont été blessés.
Ramiz Abu Salim : Membre du Hamas et étudiant à l'université ouverte d'Al-Quods à Al-Birah. Il a perpétré une attaque suicide dans le Café Hillel à Jérusalem au cours de laquelle sept Israéliens ont été assassinés et une vingtaine d'autres blessés.
Muhammad Al-Rul : Membre du Hamas et étudiant à l'université d'Al-Najah. Il a perpétré une attaque suicide à Jérusalem le 18 juin 2002 au cours de laquelle 19 Israéliens ont été assassinés et 42 autres blessés.
Alors que les agences d'aide
gouvernementales et internationales ont sans cesse imposé des
règles et des garanties de manière à ne pas fiancer
l'incitation au terrorisme palestinien, beaucoup d'organisations d'aide
financent en fait la promotion de ce terrorisme.
La Banque Mondiale n'a pas toujours été des plus judicieuses
dans l'utilisation de ses fonds. Elle a, par exemple, financé
le "développement de la rue Dalal Mughrabi" à
Gaza. Or cette rue a été baptisée du nom d'un
terroriste qui a assassiné 36 Israéliens et le photographe
américain Gail Rubin en 1978 lors d'une prise d'otages dans
un bus. [Al Quods, 17 février 2003]. Elle a également
financé la construction d'une école à Jénine
portant le nom d'un dirigeant du Front Populaire de Libération
de la Palestine (FPLP), Abu Ali Mustapha, qui est responsable de la
planification et de l'exécution de nombreuses attaques à
la bombe en Israël. [Al Hayat Al Jadida, 2 octobre 2003]
D'autres
organisations d'aide ont également été pour le
moins négligentes. Il en va ainsi du financement du projet
de la rue Haj Amin al-Husseini à Gaza qui porte le nom de l'ancien
Mufti de Jérusalem (connu pour ses liens avec Adolf Hitler)
par l'Agence Allemande de Développement et le PDNU (Projet
de Développement des Nations Unies). [Al Quods, 17 février
2003]. USAID a, de son côté, financé la rénovation
de l'école Dalal Mughrabi. [Al-Hayat Al-Jadida, 30 juillet
2002]
En 2003, USAID a financé divers projets dans les universités
palestiniennes, notamment dans l'université arabo-américaine
de Jénine, qui a participé l'année dernière
à de nombreuses manifestations anti-américaines et de
soutien au terrorisme. Lors de l'une de ces manifestations, les terroristes
combattant les soldats américains en Irak ont été
"bénis." Cette manifestation a débuté
par "un discours prononcé par le Docteur Hamad Hussein
de l'université arabo-américaine... Il a béni
la résistance irakienne pour sa position ferme contre l'occupation
américano-anglaise..." [Al-Ayyam, 4 novembre 2003] D'autres
activités anti-américaines continuaient alors qu'USAID
poursuivait son financement de divers programmes dans cette université.
USAID a alloué en 2004 un budget de $3 millions pour des programmes liés à l'éducation supérieure de l'AP. Mais dans une lettre adressée à PMW en janvier 2004, un représentant de cette agence affirmait qu'USAID avait cessé de financer directement les universités de l'AP et qu'elle n'accorderait plus que des bourses pour des étudiants.
Si la Banque Mondiale continue à financer les universités de l'AP sans exiger la fermeture des structures terroristes en leur sein, ce serait alors le financement le plus direct à ce jour du terrorisme par cette institution .
Les textes suivants proviennent des articles cités ci-dessus. Il sont suivis d'une liste des branches et incitations terroristes dans les universités de l'AP :
Dr. Naim Abu Al-Humos, [PA] ministre de l'Education et de l'Education supérieure, s'est entretenu hier avec une délégation de la Banque Mondiale. Lors de cette réunion il a été traité du projet d'aide pour mettre en oeuvre la stratégie de financement de l'Education supérieure qui vient s'ajouter aux projets dont le but est de développer les infrastructures des institutions palestiniennes pour l'Education supérieure..." [Al-Hayat Al-Jadida, 25 mars 2004]
L'école primaire baptisée du nom du Shahid [Martyr pour Allah] Abu Ali Mostafa à Araba dans le district de Jénine a été transférée au ministère de l'Education. La construction de l'école a eu lieu en coopération avec la Banque Mondiale et suivant les instructions du président Yasser Arafat, l'école a été baptisée du nom du Shahid Abu Ali Mostafa, le secrétaire général du Front Populaire [FPLP - organisation terroriste]..." [Al Hayat Al-Jadida, 2 octobre 2003]
La municipalité de Gaza est en train de réaliser un grand nombre de projets de développement dans divers endroits de la ville pour un montant dépassant les 10 millions de dollars. Les projets comprennent le développement de la rue Dalal Al-Mughrabi, financé par le fonds Al-Aqsa de la Banque Mondiale et le projet de la rue Abed Al Kader Al Husseini [Ndlr- l'allié d'Hitler], financé par l'Agence Allemande de Développement et par le PDNU, le Projet de Développement des Nations Unies..." [Al Quods, 17 février 2004]
Les citations suivantes constituent une liste partielle
des articles de journaux et activités qui indiquent la présence
de structures terroristes dans les universités de l'AP :
L'Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas) a tenu hier, à l'université de Bir Zeit, une cérémonie commémorative..." [Al-Hayat Al-Jadida, 30 mars 2004]
Hier, Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas) a organisé à l'université nationale d'Al-Najah une cérémonie commémorative en mémoire des deux Shahids, Scheik Yassin et l'étudiant Abu-Halima..." [Al-Hayat Al-Jadida, 25 mars 2004]
L'Union Islamique, la section des étudiants du Jihad Islamique de l'université ouverte Al-Quods à Jénine, ont organisé hier une importante manifestation..." [Al-Ayyam, 2 février 2004]
La manifestation commémorative pour le Scheik Yassin [dirigeant du Hamas] à l'université islamique de Gaza a été organisée hier par le conseil des étudiants islamiques de l'université, elle a eu lieu en présence de quelques dirigeants du mouvement [Hamas], du président et des administrateurs du conseil d'administration de l'université islamique, du dirigeant de l'université et du personnel enseignant et administratif..."
L'Al Kutlah Al Islamiyah (Hamas) a tenu dans le centre Tobas à l'université ouverte d'Al-Quods son exposition annuelle sur la "mémoire vivante"..." [Al-Hayat Al-Jadida, 5 janvier 2004]
Une manifestation étudiante a été organisée dans le parc de l'université Al-Azhar par l'Al-Kutlah Al-Islamiyah (Hamas), pour commémorer l'anniversaire de la mort en Shahid [mort pour Allah] de Yihya Ayyash..." [Al-Ayyam, 6 janvier 2004]
Dans les élections pour le conseil des étudiants de l'université de Bir Zeit, près de 50% des sièges sont revenus à la coalition des groupes d'étudiants du Jihad Islamique et du Hamas." [Al Hayat Al Jadida, 11 décembre 2003]
Le nouveau dirigeant du Hamas, Dr Abed Al-Aziz Al-Rantisi a insisté dans son discours durant une cérémonie tenue à l'université islamique de Gaza, sur le fait que la guerre contre les États-Unis et Israël fait rage..." [Al Ayyam, 29 mars 2004]
Al-Kutlah Al-Islamiyah [groupe d'étudiants du Hamas] a remporté les élections étudiantes de l'université islamique de Gaza. [Al Ayyam, 23 octobre 2003]
Al-Jama'ah Al-Islamiyah (Jihad Islamique) a tenu une cérémonie honorifique à l'université ouverte Al-Quods à Jénine pour les familles des Shahids... Le président de l'Université, Docteur Walid Jarar, a exprimé sa reconnaissance pour l'initiative d'Al-Jama'ah Al-Islamiyah..." [Al-Quods, 14 janvier 2004]
Al-Jama'ah
Al-Islamiyah (Jihad Islamique) a organisé hier une vaste réunion
à l'université arabo-américaine à l'occasion
de la huitième journée annuelle de commémoration
du Shahid [Martyre] de l'ancien Secrétaire Général,
Dr Fathi Shqaqi, de l'organisation du Jihad Islamique. Une large foule
d'étudiants, de membres de l'université et des dizaines
d'invités étaient présents. Le maître de
conférence Dr. Hussein Abu-Hammad a fait un discours au nom
de l'université arabo-américaine dans lequel il a énuméré
les vertus du martyr Shqaqi [fondateur de l'organisation terroriste]
décrit comme un commandant national et islamique remarquable
par sa philosophie, ses combats et ses engagements. Abu-Hammad a souligné
que le Shahid était un point d'exclamation dans l'histoire
de la lutte palestinienne. Les factions étudiantes de l'université
considèrent le Shahid Shqaqi comme le guide pour les prochaines
générations et comme un commandeur unique;un des étudiants
a prononcé un discours en l'honneur du Dr. Ramadan Abedallah
Shalah, le Secrétaire Général du Jihad Islamique."
[Al-Hayat Al-Jadida, 4 novembre 2003]
Un des
étudiants d'Al-Jama'ah Al-Islamiyah Jihad Islamique) à
l'université arabo-américaine de Jénine a prononcé
un discours au nom du Secrétaire Général du Jihad
Islamique, Dr. Ramadan Abdullah Shalakh." [Al-Ayyam, 4 novembre
2003]
Introduction
L'Autorité Palestinienne - AP -, tout comme le Hamas, rejette
à Israël le droit d'exister. AP et Hamas s'adonnent au
terrorisme et en font la promotion, disent à leur peuple, lorsqu'ils
s'expriment en langue arabe, que le terrorisme palestinien s'inscrit
dans le cadre d'un Jihad qui a pour but de détruire Israël.
La seule différence significative entre AP et Hamas est le
fait que le Hamas rejette tout processus politique comme moyen de
détruire Israël. Cette Tribune, publiée le 28 mars
dans le Jerusalem Post, illustre les similarités préoccupantes
de l'idéologie de l'AP et du Hamas.
Tribune
publiée par le Jerusalem Post:
28 mars 2004
Trouvez
la différence
Idéologies convergentes de l'AP et du Hamas
par Itamar Marcus et Barbara Crook
Le monde occidental considère que le Hamas est une organisation
terroriste qui cherche à détruire Israël, mais
traite l'Autorité Palestinienne -AP- comme un partenaire de
paix, réel ou potentiel, pour Israël. Le fait qu'Israël
continue à chercher à établir des contacts avec
des dirigeants de l'AP vient renforcer cette distinction que l'on
pense pouvoir faire clairement entre AP et Hamas.
Mais cela fait des années que la distance entre Hamas et AP s'efface. Et la manière dont l'AP a réagi lors de l'élimination de Yassin montre à quel point ces deux groupes sont proches. L'AP ne s'est pas bornée à condamner cette élimination, elle est allée beaucoup plus loin et a fait l'éloge de Yassin comme s'il s'était agit d'un dirigeant représentant l'Autorité Palestinienne dans son ensemble.
Ainsi, le Premier Ministre de l'AP, Ahmed Quorei, a-t-il déclaré, par exemple, à la télévision officielle palestinienne, PA TV, que tout comme "Yassin avait uni les Palestiniens de son vivant, il les unissait à nouveau dans sa mort." Le quotidien officiel de Yasser Arafat, Al Hayat Al Jadida, a publié le dessin d'une chaise roulante ayant la forme de ce que l'AP appelle la "Palestine" (qui est superposée sur la totalité d'Israël) exprimant ainsi l'idée que Yassin et la "Palestine" ne font qu'un.
Et, fait sans précédent, la télévision palestinienne, PA TV, a annulé tous ses programmes habituels pendant plusieurs jours, mis à part de courts programmes d'information, et n'a diffusé que des passages du Coran sur fond de chants funéraires. Dans le monde arabe ce type de diffusion du Coran est réservé généralement aux chefs d'Etat, comme cela a été le cas à la télévision syrienne après la mort de Hafez El-Assad. Que la télévision de l'AP traite Yassin de cette manière montre le statut qu'il occupait au sein de la direction palestinienne et dans la société de l'AP.
Quiconque écoute depuis des années ce que disent les dirigeants de l'AP en arabe, sait qu'il n'y a jamais eu de différence notable entre AP et Hamas. On sait, par exemple, que le Hamas pense que l'Islam exige qu'Israël soit détruit. Comme le dit explicitement la Charte du Hamas, "La Palestine est un "Wakf" - obligation sacrée islamique -, la libération de la Palestine est un devoir individuel contraignant pour tous les Musulmans où qu'ils soient."
On sait moins que les responsables religieux de l'AP ont dit des choses identiques à mainte reprises. Et même lorsque les accords d'Oslo semblaient être au beau fixe, Yousouf Abu Sneinah, prédicateur de la Mosquée Al-Aksa, a prononcé ce décret à la télévision PA TV: "La terre de Palestine est un Wakf - obligation sacrée islamique- pour tous. La libération de la Palestine est une obligation pour la nation de l'Islam tout entière." (30 avril 1999).
On pense
généralement que la différence entre le Hamas
et l'AP vient du fait que l'AP, en principe au moins, aurait renoncé
à utiliser la violence pour atteindre ses buts politiques.
Mais c'est pourtant Yasser Arafat qui a déclaré en 1999,
anticipant en cela la guerre terroriste menée actuellement
: "Les accords ne libéreront pas la terre. Chaque centimètre
doit être l'objet d'une lutte et la terre a besoin de sang."
(Al Hayat Al Jadida, 25 janvier ).
Lorsque le Hamas a commencé à utiliser les attentats suicide pour tuer des Israéliens en 1996, l'AP a condamné les assassinats en anglais. Mais en arabe les dirigeants de l'AP ont dit clairement qu'il n'y avait pas de différence sur le fond mais une répartition des tâches.
Mohammed Dahlan, qui était alors chef de la Sécurité préventive à Gaza, a déclaré que la présence du Hamas "était importante et essentielle dans le cadre d'une coopération dont le but est de construire." Hani Alhasan, membre de la Commission Centrale du Fatah, a expliqué ainsi le rôle du Hamas: "L'unité est dans la nature de la construction et il nous incombe de répartir le travail entre les bâtisseurs." (Al Ayyam, 31 août 1997).
En 1997,
déjà, après l'attentat perpétré
contre le café "Apropos" à Tel Aviv, un membre
du Conseil Législatif de l'AP a adressé ses condoléances
à la famille de la bombe humaine au cours d'une session du
Conseil et "ses paroles ont été interrompues par
les applaudissements des membres du Conseil Législatif de l'AP."
(Al Hayat Al Jadida 27 mars 1997)
Il faut souligner que cette coopération a été
exprimée ouvertement dans la société de l'AP
bien avant cette vague terroriste qui a débuté en octobre
2000.
Après avoir lancé sa guerre terroriste, l'AP a complètement gommé les différences entre les "bâtisseurs" en créant sa propre unité de bombes humaines, la "Brigade des Martyrs d'Al Aksa ," qui a commis nombre d'attentats suicide identiques à ceux du Hamas.
S'il y a une différence aujourd'hui entre le Hamas et l'AP, c'est dans leur attitude vis-à-vis d'accords temporaires avec Israël.
Alors que la Charte du Hamas stipule : "il n'y a pas de solution au problème palestinien à part le Jihad," l'AP estime que des accords temporaires peuvent être utilisés pour prendre des territoires stratégiques d'où l'on peut combattre plus facilement afin de parvenir à détruire Israël.
Lorsqu'il était ministre de l'AP Abdel Aziz Shahin a expliqué quelques mois avant que celle-ci lance sa guerre terroriste : "Les accords d'Oslo ont été un premier pas mais pas un accord permanent, car la guerre et la lutte sur la terre même sont plus efficaces qu'une lutte à partir d'une terre distante... Le peuple palestinien continuera à mener sa révolution jusqu'à ce qu'il parvienne aux buts de la révolution de 65..." c'est-à-dire la destruction d'Israël (Al-Ayyam, 30 mai 2000).
Faysal Husseini a qualifié les Accords d'Oslo de "Cheval de Troie... les accords d'Oslo ou tout autre accord ne sont qu'un processus temporaire... selon la stratégie la plus élevée la Palestine va du fleuve à la mer.'" (Al-Arabi, Egypte, 24 juin 2001).
Aujourd'hui l'Autorité Palestinienne et le Hamas ont recours à l'utilisation du terrorisme pour combattre Israël. La seule différence significative entre eux est l'acceptation ou le rejet d'un processus politique comme moyen de détruire Israël.
Itamar
Marcus est le fondateur de Palestinian Media Watch qu'il dirige. Barbara
Crook est la représentante de PMW pour l'Amérique du
Nord.
Introduction
La télévision de l'Autorité Palestinienne, PATV,
utilise la musique d'un nouveau jeu vidéo populaire de Microsoft,
Halo, qu'elle a incorporée à sa nouvelle vidéo
qui incite à la haine. Selon Microsoft, PATV utilise Halo sans
en avoir obtenu la permission.
Depuis plusieurs années PATV diffuse sans cesse des vidéos pour enfants qui incitent à la haine. Les thèmes dominants ont été une présentation de la violence comme étant quelque chose d'héroïque, celle de la mort pour Allah (Shahada) comme étant un but pour les enfants et celle des Israéliens comme étant des meurtriers.
Cette vidéo de PATV d'une minute et demie, qui utilise la bande son de Halo, dans un premier temps montre des photos d'enfants palestiniens puis y ajoute des cibles comme si des soldats israéliens leur tiraient dessus méthodiquement.
Cette vidéo d'incitation à la haine, Halo, a été diffusée des centaines de fois depuis le 30 novembre 2003 entre les programmes, jusqu'à six ou sept fois par jour.
Voici la lettre de Microsoft adressée à PMW pour affirmer que PATV utilise la musique Microsoft de Halo sans en avoir obtenu la permission :
"Merci d'avoir contacté le service clients de Microsoft. En tant que corporation, Microsoft ne participe en rien à des activités de cette nature. Nous n'avons connaissance d'aucun média de l'Autorité Palestinienne et n'avons pas donné la permission d'intégrer la bande son de Halo comme musique de fond.
"Si vous avez d'autres questions vous pouvez contacter les bureaux de Microsoft en appelant le 425-882-8080.
PheeBee
Service Clients de Microsoft"
Introduction
Le 29 janvier Israël a relâché plus de 400 terroristes
palestiniens et de personnes qui ont aidé des terroristes en
échange des corps de trois soldats et d'un civil israéliens
qui avaient été kidnappés par l'organisation terroriste
du Hezbollah. Ceux qui étaient contre cet échange en Israël
l'étaient parce-qu'ils craignaient qu'une telle transaction provoque
d'autres kidnappings. Confirmant ces craintes, les médias palestiniens
citent de nombreuses sources au sein de l'Autorité Palestinienne
qui expriment le sentiment que le Hezbollah a créé un
précédent et que la "résistance" est
plus efficace que les négociations. Même le Fatah de Yasser
Arafat "a souligné la nécessité de suivre
l'exemple du Hezbollah afin que tous les prisonniers et détenus
soient relâchés."
Voici, ci-dessous, quelques exemples de ce type de déclaration publiés dans les médias de l'Autorité Palestinienne :
Le ministre
pour les Affaires concernant les prisonniers et détenus, Hisham
Abdul-Raziq, a exprimé sa joie de voir se conclure l'échange
de prisonniers entre le Hezbollah et le Gouvernement d'Israël.
Cet accord comprend l'élargissement de quatre cents prisonniers
palestinien. Le porte-parole de la commission des parents des prisonniers
dans les prisons israéliennes, Halid Al-Hatib a dit : “Le
Gouvernement d'Israël, en concluant cet accord, envoie un message
aux Palestiniens qui indique que l'élargissement de leurs prisonniers
ne se fera pas par des négociations."
Basam Abu Sharif, membre du Conseil National Palestinien, a remercié
le Hezbollah pour ses efforts pour obtenir la libération de quatre
cents prisonniers palestiniens. Il a décrit cette action du Hezbollah
comme étant une action Pan-Arabe qui mérite le respect
…
Les mouvements du Hamas et du Jihad Islamique ont décrit cet
accord comme "une réussite," qui confirme que la résistance
est "une option réaliste et fondée" pour la
libération de la terre et du peuple.
L'un des dirigeants du Hamas, Ismail Haniyah, a déclaré
à l'Agence France Presse que cet accord est une réussite
palestinienne, libanaise et arabe et il a ajouté : “Cet
accord confirme que la résistance est une option réaliste
et fondée, qui peut faire libérer la terre et le peuple.”
[Al-Hayat Al-Jadidah, 26 janvier 2004]
La femme du prisonnier, Nafiz Haraz, un habitant de Gaza qui a accompli
19 ans de prison sur sa condamnation à perpétuité
a déclaré : “chaque prisonnier relâché
représente un succès pour nous et une victoire pour la
résistance.Nous remercions le Scheik Nasrallah pour avoir fait
relâcher des prisonniers, ce qui est une grande réussite.
Il est le faucon des Arabes..."
Les citoyens palestiniens pensent que cette action menée par
le Hezbollah a ouvert la porte d'un nouvel espoir pour les familles
des prisonniers, après qu'elle a été fermée
pendant les discussions portant sur des solutions politiques entre l'Autorité
Nationale Palestinienne et Israël, qui n'ont abouti à aucun
résultat pratique…" [Al-Hayat Al-Jadidah, 27 janvier
2004]
"...
la branche militaire du mouvement du Fatah, a organisé un défilé
civil et militaire hier à Rafah pour exprimer son appréciation
et sa gratitude pour les efforts faits par le Hezbollah pour relâcher
les prisonniers arabes et palestiniens des prisons israéliennes
dans cet échange avec Israël. Dans un manifeste des Régiments
Abû Al-Ries, la branche militaire du Fatah a souligné la
nécessité de suivre l'exemple donné par le Hezbollah,
afin que prisonniers et détenus soient libérés."
[Al-Hayat Al-Jadidah, 29 janvier 2004]
Introduction
L'AP continue à utiliser les événements sportifs
pour donner les terroristes comme modèles à suivre à
sa jeunesse. Cette semaine l'AP a donné le nom d'un ancien
dirigeant terroriste des Brigades d'Al-Aksa à une rencontre
sportive. Ce terroriste a été responsable de nombreux
meurtres. C'est ce Marwan Zalum qui a envoyé en mission le
sniper qui a tué le bébé Shalhevet Pass alors
qu'elle était dans les bras de son père puis a envoyé
un terroriste suicide à Jérusalem en avril 2002. Il
avait alors tué six personnes et en avait blessé 85.
La réunion sportive de cette semaine qui portait le nom de
Marwan Zalum s'est déroulée sous les auspices de Yasser
Arafat et du ministère de la Jeunesse et des Sports. Parmi
les intervenants la veuve du terroriste et le Président du
Conseil Législatif de l'AP, qui ont fait l'éloge du
terroriste. Un film sur la vie de celui-ci a été projeté.Tout
ceci s'est déroulé dans le cadre d'un événement
sportif pour des jeunes gens.Voici ci-dessous un extrait de l'article
du quotidien officiel de l'AP, Al Quods :
"Sous les auspices du Président Yasser Arafat, de l'Administration
à la Jeunesse et aux Sports et du Conseil Législatif,
la conférence qui portait le nom du Martyr Marwan Zalum s'est
ouverte en présence du Président du Conseil Législatif,
Rafiq al-Natshe, du ministre Sulayman Abu Snina, de l'épouse
du Martyr, du Gouverneur du District de Hébron, Arif Al-Ja’bari,
et du Vice-Président de l'Union du football palestinien, George
Ghattas…
C'est la femme du Martyr, le commandant Marwan Zalum, qui a pris la
parole la première. Elle a dit :
“Marwan aimait cette terre. Son seul voeu était d'être
un soldat, un citoyen et un commandant pour protéger son pays,
sa patrie et sa nation.”
Un film sur la vie du Martyr Marwan Zalum, commandant des Brigades
d'Al-Aqsa a été projeté. Ensuite le Président
du Conseil Législatif a pris la parole, donné sa bénédiction
et dit sa reconnaissance à l'épouse du Martyr Marwan
Zalum …” [Al Quods, 14 janvier 2004]
Leurs
aînés ont appris aux enfants palestiniens que: "Tel-Aviv,
Jaffa, Haïfa, Acco, Ramle...
font partie de la Palestine"
Tribune
parue dans le Jerusalem Post, 4 Janvier 2004:
Une Pédagogie de la Haine
par Itamar Marcus et Barbara Crook
Si vous voulez savoir ce qui est réellement au coeur du conflit entre les Palestiniens et Israël ne le demandez pas aux hommes politiques ni aux diplomates. Adressez-vous aux nouveaux experts en la matière : les enfants palestiniens. A la différence du reste du monde ils ont écouté avec attention ce que leurs dirigeants et leurs éducateurs leur ont enseigné et ils sont prêts à mettre en pratique ce qu'on leur a enseigné.
Des enfants interviewés à la télévision palestinienne officielle, PATV, la semaine dernière par exemple, ont déclaré très clairement et sans la moindre hésitation qu'Israël n'a pas le droit d'exister et que ce à quoi ils aspirent, acceptant même de sacrifier leur vie pour y parvenir, c'est tout simplement la destruction d'Israël et l'expulsion de tous les Israéliens.
"Ils [les Juifs] sont venus prendre la Palestine, c'est-à-dire Tel-Aviv, Jaffa, Haïfa, Acco, Ramle. Toutes ces villes appartiennent à la Palestine," explique un enfant dans ce programme télévisé, faisant ainsi écho à l'endoctrinement pratiqué couramment depuis des années par l'Autorité Palestinienne (AP). Et, parce qu'il est convaincu qu'Israël n'a pas le droit d'exister, il ajoute : "Nous espérons, espérons, espérons, et cela je le souligne, que les pays arabes et les pays étrangers, tous les pays du monde, soutiendront les Palestiniens et expulseront les Israéliens."
"Nous devons expulser tous les Israéliens de Palestine. Parce que Israël - rien ne porte le nom 'd'Israël' dans le monde. Les Israéliens sont [venus] de Hollande, d'Amérique, d'Iran."
Et on voit les enfants promettre de continuer à se battre, génération après génération, "jusqu'à ce qu'ils libèrent la Palestine."
Et, qui plus est, ils n'ont pas peur de périr au cours de combats parce que c'est Shahada - la Mort pour Allah." Même si tous les enfants palestiniens, la jeunesse palestinienne, les femmes palestiniennes et les hommes palestiniens meurent, nous ne nous rendrons pas !"
Rien de tout ceci ne surprendra quiconque a observé ce qui se passe dans le cadre du système éducatif de l'AP et de sa télévision éducative. Israël est effacé des cartes de l'AP, manuels scolaires et historiens nient l'histoire d'Israël et son droit à l'existence et les éducateurs à tous niveaux enseignent qu'Israël est un implant colonial étranger.
Bien que l'AP affirme le contraire, ses manuels scolaires continuent à délégitimer Israël et disent qu'il s'agit d'un occupant étranger : "La Palestine a été confrontée à l'occupation britannique après la Première Guerre Mondiale en 1917 et l'occupation israélienne en 1948." [Éducation Nationale, élèves de 12 ans, p.16]. On enseigne aux enfants que la totalité d'Israël fait partie de la "Palestine". Un exemple : "Parmi les rochers célèbres du sud de la Palestine il y a ceux de Beersheva et du Néguev." A propos des sources d'eau de la "Palestine" on enseigne aux enfants que : "La plus importante est le Lac de Tibériade..." [Notre Belle Langue, élèves de 12 ans, Part A, p.64; Éducation Nationale, élèves de 12 ans, pp. 9-10].
Des messages de ce type, qui délégitiment Israël ont également été le fait du Premier ministre, Ahmed Quorei. Il a rejeté publiquement l'idée qu'Israël est un État Juif. "Le Président Bush a dit qu'Israël est un État juif, ce qui nous inquiète. Cela n'aurait pas du être dit." [Al-Nahar-Libanais et Al-Hayat Al-Jadida, 15 juin 2003].
Des historiens affiliés à l'AP viennent souvent renforcer ce message dans des programmes de la télévision éducative. La semaine dernière l'historien et animateur de la télévision éducative, le Dr.Isam Sisalem, a répété ce qu'il a déjà dit dans de nombreuses émissions, à savoir que les Juifs"... n'ont aucune histoire qui les lie à cette terre" et ne sont qu'un "cancer" implanté par la Grande-Bretagne pour contrôler le Moyen-Orient.
Dans ce même programme éducatif un autre historien a ressuscité Les Protocoles des Sages de Sion, cet infâme faux antisémite, en prétendant qu'il a été l'un des fondements du premier Congrès Sioniste en 1897.
"...Le mouvement Sioniste a vu le jour au cours du Congrès de Bâle pour planifier l'exploitation de la lutte de pouvoir et la lutte menée par l'Europe pour s'approprier le Moyen-Orient..." a déclaré le Dr. Riad Al-Astal, professeur d'histoire à l'université Al-Azhar à Gaza.
Par conséquent, lorsque nous voyons des enfants dire sur PATV qu'ils veulent détruire Israël, libérer "Tel-Aviv, Jaffa, Haïfa, Acco, et Ramle," et expulser les Juifs, nous voyons des enfants qui régurgitent sans faire de fautes les sentiments inculqués et renforcés par la société de l'AP toute entière.
Des années d'endoctrinement anti-israélien ont été d'une efficacité redoutable et ont enseigné aux enfants de l'AP que les Juifs n'ont aucun lien avec Israël, qu'Israël n'a pas le droit d'exister et que le but essentiel de la génération qui monte doit être l'élimination d'Israël - même si elle doit le payer de sa vie-.
L'essence de ce conflit est le droit même d'Israël à l'existence- pas une question de frontières, de territoires ou de réfugiés. Des négociations de paix qui ne traitent pas du problème posé par le système éducatif et son endoctrinement ne seront que des accords à court terme qui ne valent que le papier sur lequel ils sont signés et qui sont voués à l'échec.
Les enfants palestiniens s'en sont rendu compte. Nous devrions peut-être tous faire des heures d'étude supplémentaires.
Itamar Marcus, directeur de Palestinian Media Watch (PMW). Barbara Crook, écrivain et maître de conférence d'université qui vit à Ottawa, au Canada, est la représentante de PMW pour l'Amérique du Nord.